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lundi 1 septembre 2014

Je me fous que tu sois "écolo" !

Ami lecteur, amie lectrice, bonjour!

Dans la série "une discussion alcoolisée m'inspire un thème d'article", je continue aujourd'hui avec une petite mise au point d'importance : je me fous que tu sois écolo !


Parce qu'en fait, dans la pratique, tu peux te considérer du bord que tu veux, te situer où tu veux sur l'échiquier politique, avoir l'avis que tu veux sur tous les autres sujets de société... Lorsqu'on en arrive aux questions d'écologie, je me fous du nom que les gens se donnent.  

Pierre Rhabi a dit : "jardiner est un acte politique". Je suis d'accord avec cette phrase, car à l'heure d'aujourd'hui la politique se fait par les actes. C'est le seul véritable levier que l'on ait, agir. Revenons-en à cette notion de "bulletin de vote". Lorsqu'on achète un produit bio et/ou local, lorsqu'on choisit de faire ses courses en réduisant ses emballages, lorsqu'on cultive son potager plutôt que de se fournir au supermarché du coin, on vote pour un autre modèle. C'est pour moi, au quotidien, bien plus important que d'avoir sa carte de tel ou tel parti et de voter de temps en temps lorsqu'on daigne te demander ton avis sur la politique du pays. 

Ainsi, rassure-toi, quelle que soit ta couleur politique, tu es le bienvenu ici. Mes conseils s'appliquent à toute personne qui se considère comme un citoyen responsable. Ceux qui créent la solution plutôt que de pointer les problèmes du doigt. Ceux qui se lèvent le matin en sachant qu'un autre modèle se construit à chaque acte qui aille dans le bon sens. Mon blog s'adresse à ceux qui veulent faire leur part du boulot. 

Toi aussi, fais ta part !
Fitz Green.

samedi 12 juillet 2014

Développer ses compétences.

Ami lecteur, amie lectrice, bonjour!

Je me souviens d'une discussion houleuse que j'avais eue il y a quelques temps avec un ami à moi. La discussion portait sur la nature même de son métier, c'est à dire le lot de compétences fondamentales qu'il amenait et leur pertinence dans le cadre de l'évolution probable de notre société.
Je reviens sur ces souvenirs et je pense que le sujet de cette discussion mérite que je lui consacre un article ; je vais te parler de compétences.

À l'heure où notre société avance dans la direction de la complexité, et de la spécialisation, il convient, dans une logique de résilience certaine, de se poser la question de nos compétences propres. On associe souvent compétences et métier et, il est vrai, les unes et l'autre ont longtemps été très liés.
Mais de nos jours, que peut-on dire de la multiplicité de ces métiers appartenant ni plus ni moins à une hiérarchie ramifiée, à des instances complexes? Que peut-on dire des compétences fondamentales qu'apportent un métier administratif de base, une carrière dans les bureaux, un emploi à la caisse? Sont elles réellement des compétences fondamentales?
Ce que je veux dire par là- et ce bien sûr sans volonté aucune de vexer qui que ce soit-, c'est qu'à l'heure actuelle bien des métiers nous donnent l'impression de posséder un lot de compétences étendues alors que ces savoirs sont rarement pertinents à l'échelle de notre vie.

Le médecin sait soigner, sauver des vies.
Le militaire sait se battre et défendre ce qui doit l'être.
Le menuisier sait travailler le bois et le charpentier sait construire avec.
L'agriculteur (et pas l'exploitant agricole, nuance) sait produire notre nourriture.

Que dire du cadreur, à la télévision, ou du chef de rayon en supermarché? Que dire du livreur de pizza ou du présentateur télé? Ces métiers ne peuvent pas produire ou faire ce qui nous est, en tant qu'humains, IN-DIS-PEN-SABLE. Vital.
Maintenant, je pense que tu commences à voir où je veux en venir. Mon propos, encore une fois, n'est pas destiné à blesser dans leur égo les personnes qui occupent ces emplois : ils peuvent être des mines de compétences par ailleurs. Simplement, ils ne le seront pas "grâce" à leur emploi.
Les compétences apportées par le métier de réparateur de vélo ont, à mes yeux, bien plus de valeur que celles apportées par le métier d'esthéticien(ne).



J'en viens donc à mon conseil principal : développez vos compétences. Vos compétences fondamentales.
Apprenez des choses aussi diverses que la cuisine, la pêche, le bricolage, le jardinage, réparer des choses, commander aux Hommes, soigner les blessures.
Sans forcément changer de métier, consacrez un peu de votre temps à prendre de la distance par rapport au rythme effréné de notre société, et ne cessez jamais d'apprendre. Dans le meilleur des cas, ces compétences feront simplement de vous quelqu'un d'estimable, d'utile aux autres, un "contact à garder"; dans le pire des cas, si la vie vous amenait à des situations très dégradées, ces compétences pourraient un jour vous permettre de gagner votre vie, en sauver une ou en protéger d'autres.



Dans le cadre d'une pensée plus écologique, le fait de savoir faire et produire les choses qui nous sont indispensables permet de s'affranchir de notre dépendance à l'autre.
Nous affranchir des marques de lessives qui vous vendent un produit chimique trop cher et écologiquement mal foutu, parce qu'on sait comment doser savon et eau pour faire notre propre lessive.
Nous affranchir du surcoût que représentent les plats tout faits, pré-cuisinés, qui sont vendus bien au dessus de la valeur réelle de ce qui les compose, parce qu'on sait cuisiner et faire notre propre tambouille.
Nous affranchirdu service après-vente qui va vous recommander de changer d'ampli hi-fi parce qu'il n'est "pas réparable" alors qu'il suffit de changer un condensateur grillé.

Tu vois où cela mène? À moins de besoins délégués, à moins de marchandises transformées loin d'ici, sur-emballées et expédiées à grands frais d'énergies fossiles ; à moins de ressources gaspillées à l'achat d'un appareil neuf lorsqu'un composant tombe en panne. On est dans de l'écologie PAR LES ACTES.

Développe tes compétences,
Toi aussi, fais ta part.
Fitz Green.

mercredi 18 juin 2014

Mon fric, ce héros!

Ami lecteur, amie lectrice, bonjour.

Je viens aujourd'hui te parler de ton porte-monnaie. Car, à bien regarder la façon dont s'en servent la grande majorité des gens, je finis par me dire que cet objet pourrait bien avoir sa part de responsabilité dans la grande crise environnementale que nous commençons tout juste à vivre.

Et, à tous ceux qui se poseraient la question de savoir comment réduire leur empreinte, tant sur l'environnement que sur un paquet de facteurs sociaux et humains, je répondrais : Fais gaffe à tes habitudes d'achat!

Explication : chaque euro est un bulletin de vote. C'est à l'heure actuelle l'image qui, personnellement, me parle le plus. Il faut bien comprendre que lorsqu'on achète un produit, on vote pour ce produit! On demande implicitement à l'entreprise qui le produit d'en produire d'autres encore, de continuer à les acheminer par les mêmes voies, de ne pas se remettre en question.

Achète donc une boite de maïs en conserve de marque discount : tu viens d'encourager les grands industriels à se fournir en maïs produit sur des dizaines d'hectares via des méthodes de monoculture mécanisée parfaitement malsaines, viables uniquement grâce aux subventions accordées par les institutions pour continuer sur la voie du productivisme aveugle.
Tu voulais faire tes courses pour moins de 20€, et te voilà activement complice de déforestation, empoisonnement du vivant, appauvrissement des sols, pollution de l'air, augmentation des gaz à effet de serre, et j'en passe.
L'idée n'est pas de te faire une liste exhaustive de tous les vices actuels de la grande distribution, mais plutôt de bien te faire comprendre deux principes :

- Quand tu achètes, tu cautionnes voire encourage; (et c'est valable pour les bons produits aussi! Acheter ses produits à un producteur ou une entreprise responsable sur toute la ligne, c'est aller dans le bon sens!), donc tu votes.
- Les produits à bas prix ne le sont que pour le porte-monnaie du consommateur (qui n'y gagne par ailleurs pas en santé, voir les dernières polémiques sur le discount), mais ont toujours un prix quelque part ; ce prix est forcément payé soit par tes impôts (subventions) soit par la planète.

Réfléchissons-y tous au moment de prévoir la prochaine tournée de courses. Nos habitudes plan-plan nous conduiraient tout droit chez Carrefour, Leclerc ou Auchan ; pourquoi ne pas essayer de dénicher une AMAP pas loin? S'il n'y en a pas à proximité, pourquoi continuer pour autant à faire ses courses aveuglément ? Le consommateur un poil attentif fera vite le tri entre les produits "passe encore", qui parfois sont la seule solution (pas la bonne, mais la seule), et les produits à fuir absolument.



Alors, peu à peu, on privilégiera les produits frais, locaux, de saison, bio, etc.. Qui sont bien évidemment plus respectueux pour l'environnement que leurs homologues bon marché, venus de bien loin et cultivés d'une manière au plus énergivore et destructrice.

Penses-y, lecteur, lectrice, car notre salut passe aussi par là. Petit pas par petit pas, on peut changer de manière non déstabilisante nos habitudes de consommation pour éviter de cautionner parmi les pires maux de notre société actuelle.

Dépense ton argent de manière consciente et ainsi,

P.S : comment dire la même chose sans prendre de pincettes : Tout est moins cher mais on est ruiné.

Toi aussi, fais ta part!
Fitz Green.

samedi 14 juin 2014

Un bon début.

Ami lecteur, amie lectrice, bonjour!

Je commence ici mon premier blog, qui sera destiné à nourrir les réflexions de ses visiteurs. Je ne me poserai à aucun moment en détenteur d'une vérité absolue; simplement, par mes propres découvertes et expériences, j'essaierai d'attiser la curiosité des uns, la volonté d'agir des autres.

J'agis dans un but clair : inciter au changement. C'est dans un changement concret, rapide et d'ampleur de nos modes de vie et de notre conception des choses que se trouve notre chance de rétablir la situation de la planète. À l'heure où j'écris, le 5ème rapport du GIEC est paru depuis déjà 4 mois et rien, pas une allocution télévisée de nos gouvernements pour annoncer un changement radical, pas de mesure emblématique, pas de volonté politique.



Cette révolution, qui doit être non-violente et progressive mais qui par dessus tout DOIT ETRE, ne viendra que d'en bas. Elle doit commencer à l'échelle la plus locale: nous-mêmes.

Trop nombreuses sont les personnes de mon entourage qui me rétorquent qu'être écolo demande du temps, de l'argent, de l'implication ou que sais-je encore. C'est on ne peut plus faux: on peut parfaitement être très raisonnable dans notre impact sur la planète et ce tout en étant fauché, très occupé ou bien encore réfractaire au militantisme. Ce ne sont que des exemples mais l'idée principale est que j'aimerais lutter contre cette tendance qu'ont beaucoup de personnes à placer d'eux-mêmes les comportements responsables hors de leur portée, via de fausses excuses.

Ce blog est créé aujourd'hui pour l'avantage de son format: j'aurais mené ce travail d'écriture et d'information dans tous les cas; il m'a simplement paru plus adapté de travailler au format blog par des «articles» ou «billets» réguliers, plutôt que de peiner à répondre aux questions de longueur et de pertinence de contenu d'un fichier PDF de plusieurs pages, par exemple.

Je souhaite longue vie à ce blog et aux idées qui y trouveront place.

Toi aussi, fais ta part!
Fitz Green.